L'influence Bouddhiste dans la Culture du Thé

par Palais Shanti 03 février 2017

L'influence Bouddhiste dans la Culture du Thé

De sa découverte à son mode de fabrication, en passant par le cérémonial, le thé doit beaucoup au bouddhisme, et inversement. Découvrez pourquoi.

La légende de Bodhidharma

Né en Inde de l’enseignement de Siddartha Gautama, dit le Bouddha, vers 560 avant notre ère, le bouddhisme est véritablement devenu une religion 200 ans plus tard.

À partir de là il s’est lentement propagé dans toute l’Asie, jusqu’en Chine, au Ier siècle de notre ère, grâce à l’ouverture de la route de la soie qui reliait la Chine à l’Asie centrale. Au IIIe siècle le bouddhisme est devenu la troisième religion en Chine, et c’est de cette version chinoise que découleront les bouddhisme japonais (zen), coréen, et vietnamien. Il est difficile de remonter précisément aux origines de la culture du thé, mais il est avéré que le thé est bien originaire de Chine. De son côté, le bouddhisme est né en Inde. Mais comment bouddhisme et thé se rencontrent-ils ?

S’il est difficile de retracer la véritable histoire du thé, car les histoires fabuleuses sont nombreuses à ce sujet, il existe une légende qui réunit assez joliment thé et bouddhisme. Elle se base sur l’existence bien réelle d’un moine indien venu diffuser le bouddhisme en Chine au milieu du Ve ou du VIe siècle. Ce moine nommé Bodhidharma, est le fondateur de l’école Chan, un bouddhisme contemplatif à l’origine du bouddhisme zen japonais.

Après avoir médité 9 ans face au mur de leur monastère, Bodhidharma aurait également converti les moines Shaolin au bouddhisme Chan, ainsi qu’aux arts martiaux qui fortifient à la fois le corps et l’esprit. C’est ainsi que serait né le kung-fu.

Pour ce qui est du thé, l’histoire est celle-ci :

Bodhidharma avait décidé de ne plus dormir, afin de ne pas voler un seul instant à sa mission. Mais un jour, à bout de forces, il s’endormit et fit des rêves luxurieux. À son réveil, furieux de s’être laissé aller à une telle faiblesse, il se coupa les paupières et les jeta à terre. Quelques années plus tard, repassant au même endroit il constata que deux arbustes y avaient poussé, et que leurs feuilles en forme de paupières avaient le pouvoir de garder l’esprit éveillé.

Le thé sur les routes du bouddhisme chinois

Une autre légende veut que ce soit le bouddha lui-même qui ait découvert le thé alors que quelques feuilles de théier étaient tombées dans un bol d’eau chaude qu’il gardait à ses côtés.

Ces légendes n’ont bien sûr aucune réalité, mais la capacité du thé à accompagner les moines bouddhistes durant leurs longues méditations est bien réelle. C’est cette faculté à affuter l’esprit et à le maintenir en éveil pendant de longues heures qui a fait du thé un des éléments centraux de la liturgie bouddhiste, en particulier au japon et en Corée À l’origine, Camelia sinensis aurait d’abord été cultivé et consommé dans les régions du Sichuan et du Yunnan, en Chine où la plante poussait de façon endémique. Le Sichuan et le Yunnan sont limitrophes de la partie Est du Tibet.

Il est avéré que le thé était déjà consommé par l’Empereur sous la dynastie Han, vers -200, mais sa grande popularité en Chine commence véritablement au VIe siècle, c’est-à-dire vers l’époque du voyage de Bodhidharma…

Longtemps le thé a été transporté sous forme de briques de poudre compactées. Il était ensuite grillé puis bouilli avec d’autre ingrédients. Il faut attendre 1391 pour que l’empereur de Chine exige que les tributs de thé qu’il recevait lui soient livrés sous forme de feuilles entières. C’est probablement à cette exigence que l’on doit les modes de consommation modernes du thé vert.

Cérémonie du thé et bouddhisme

Dès l’époque de la dynastie Song, vers 920, il existait un autre mode de préparation du thé : les feuilles vertes étaient réduites en poudre puis battues dans l’eau chaude.

Au Japon, au XIIe siècle c’est bien un descendant de ce thé battu, le thé vert en poudre ou Matcha qui est consommé par les moines bouddhistes de l’école zen. La cérémonie du thé qu’ils mettent alors au point se perpétuera jusqu’à nos jours, et sa ritualisation est un véritable symbole de la société japonaise.

D’ailleurs c’est bien grâce aux monastères que se développera la consommation du thé au Japon. Tout comme le bouddhisme, le thé y est d’abord découvert et apprécié par les classes dominantes qui fréquentent les moines, avant de se répandre et de toucher l’ensemble de la population.

En Corée, dès le VIIe siècle, des moines bouddhistes partis étudier les bases de leur religion en Chine reviennent au pays avec thé et plants de théiers dans leurs bagages. Ils inventent eux aussi une cérémonie du thé, le Dado ou Voie du thé, qui consiste en une offrande de thé à bouddha.

Cette cérémonie est toujours pratiquée, et le thé vert Coréen, bien que peu exporté, a une très belle réputation chez les amateurs.

Pour en savoir plus sur la cérémonie du thé japonaise et ses origines rendez-vous vite sur cet article.





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